Terre de l'homme

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Les ides* de septembre

 

Nous avons tous entendu parler, dans nos jeunes années, des Ides de mars. Ce jour festif dédié au dieu Mars fut tragique pour Jules César qui, selon  les observateurs de l'époque, ont vu dans cet acte fatal pour le tribun, un affranchissement de mises en garde qui lui furent adressées.

Les comptables de sa fin de vie ont-ils précipité le dictateur par accomplissement d'un schéma, cela paraît probable, ou, plutôt, serait une coïncidence "dirigée".

 

Depuis, les ides de mars sont gravées dans les mémoires. Ce que l'on considère moins, c'est la place de ces ides qui coupent les mois, sensiblement vers la moitié de ceux-ci.

 

 

Les ides de septembre, le treizième jour du mois,  comme toutes les ides, partagent son mois, mois qui fut le septième dans l'ancien calendrier romain.

 

 

Description de cette image, également commentée ci-après

 

La verge d'or

Linnæus, Carl von Linné, naturaliste suédois, père de la terminologie binomiale latine, donne à la verge d'or, le nom scientifique de Solidago, du latin solidare, " consolider, cicatriser ", en raison de sa réputation à favoriser la guérison des plaies, la plante étant utilisée autrefois comme vulnéraire.

 

Image Wikipédia

 

Dans l'Antiquité romaine, les ides de septembre (en latin classique : idibus septembribus) étaient le treizième jour du mois de septembre et, selon la tradition, le jour anniversaire de la dédicace du temple de Jupiter capitolin, de la première clavifixion et de l'entrée en fonction des consuls de la première année de la république.

D'après une tradition rapportée par Plutarque, les ides de septembre étaient le natalis du temple de Jupiter capitolin.

C'était aussi le jour de la clavifixion**. À ce propos, Tite-Live se rapporte à une loi archaïque affichée dans le temple de Jupiter capitolin, sur le mur séparant la cella de Jupiter de celle de Minerve. Elle prescrivait au preator maximus de planter, chaque année, un clou aux ides de septembre.

Une tradition, recueillie par Denys d'Halicarnasse, place en septembre, l'entrée en fonction des consuls de la première année de la république et des années suivantes.

(Source Wikipédia)

 

* Le terme est appelé en latin īdus (uniquement féminin pluriel). Il pourrait provenir du verbe iduare, " diviser ", évoquant la position des Ides en milieu de mois. L'écrivain romain Varron le fait venir de l'étrusque itus ou du sabin idus, qui signifient " division ".

 

** gravure sur les murs

____________________

 

La tradition républicaine romaine, au cours des ses  465 années d'existence, fut certainement une avancée sociétale. Même si l'on a une sympathie sans réserve pour la République qui oppose le pouvoir d'un seul à la collégialité, il faut émettre bien des réserves sur cette avancée romaine des praticiens qui, à aucun moment, ne songèrent à promouvoir l'égalité citoyenne pour les esclaves.

 

La République romaine, néanmoins, a introduit beaucoup de rites dont certains sont revenus jusqu'à nous. Elle échoua avec l'arrivée du princeos ou "empereur". D'aucuns, aujourd'hui, n'hésitent pas, en manipulant l'hyperbole, à trouver dans la verticalité du pouvoir jupitérien de notre temps, bien des similitudes avec cette ère romaine. Notons, cependant, l'évolution qui sut, du bout des lèvres, en nos siècles "libérateurs", taire beaucoup de violence dans l'exercice du pouvoir républicain.

 

P-B F 

 

 



13/09/2022
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