Croisons les doigts.
Boletus aereus, en français le Cèpe bronzé. Nos anciens, sans penser que cette dénomination pouvait être porteuse d'une connotation désobligeante pour les populations africaines, l'appelaient "tête de nègre".
Photo © Pierre-Bernard Fabre
La lune, en ce moment, est montante. Nous allons arriver à la pleine lune le 20. Nos espaces sylvestres ont reçu de 50 à 90 mm de précipitations, au cours de la dernière décade. La température ambiante de cette clôture estivale s'inscrit entre 25 et 20°, ce qui, en principe, est idéal pour favoriser une pousse de cèpes ; mais, pour l'heure, on croise les doigts et on n'a encore rien vu venir.
Divine surprise dans un sous-bois. Ne me demandez pas où... primo, un chercheur de cèpes a bien du mal à répondre à un pareil questionnement et, secundo, j'avoue ne point me souvenir du lieu de cette découverte, quelque part en Périgord noir.
Photo © Pierre-Bernard Fabre
Philippe-François-Nazaire Fabre* |
Le jour qui semblerait le plus favorable pour une apparition de ces petits bijoux de nos sous-bois, serait le 20 septembre, soit 48 h avant l'arrivée de la saison ouverte par l'équinoxe. Les amis de la nature, les poètes et les musiciens aiment bien cette saison. Elle permet à la nature de se recomposer après les canicules et aux derniers fruits de mûrir ; c'est pour cela que le poète dantonien a retenu pour son ouverture, Vendémiaire. En consacrant ce mois de vendanges, il suit le mois de Fructidor qui, aujourd'hui, est finissant ; ce Languedocien natif de Limoux, au cœur du Razès, a donné son accent viticole à l'automne. Il s'inspira de cette terre pyrénéenne qui l'a vu naître, pour le calendrier qu'il voulut lyrique et proche de la nature. Il l'honora de notes bucoliques et rustiques, |
Oui, croisons les doigts !
* Philippe-François-Nazaire Fabre, dit Fabre d’Églantine, naquit en 1750, à Limoux. Il fut guillotiné le 5 avril 1794 à Paris,
Il était, par ailleurs, acteur, dramaturge, poète et homme politique français. Wikipédia
L'églantine n'est pas un renforcement nobiliaire de son patronyme. Le poète avait gagné une églantine d'or, à Toulouse, lors d'un concours de poésie. Mon illustre homonyme demeure donc bien un authentique plébéien.
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