Terre de l'homme

Terre de l'homme

La Ménaurie trait d'union des deux grands

 

Qui est Sylvie Borie.

 

Après une carrière militaire, que Sylvie souhaita courte, elle opta pour renforcer celle de mère de famille.

Aujourd'hui grand-mère d'Aline et Élisa, deux adorables petites-filles, Sylvie de sa résidence loubéjacoise du Francou se consacre à sa mission de correctrice de "Terre de l'homme". Elle veille à ce que ses rédactrices et rédacteurs ne s'égarent pas trop dans les subtilités de la syntaxe et de l'orthograhie et corrige bien des inattentions. 

 

Sylvie s'est transformée en reporter photographe pour nous présenter "sa" Ménaurie, la rivièrette qui fut l'animatrice de son moulin natal.

 

P.F

 

 

Elle unit nos deux grands Le Lot et la Dordogne.

 

La Ménaurie dessinatrice d'une agreste vallée

 

Elle sourd, à 215 m d'altitude, dans un roncier, sous le Peyret, hameau mazeyrollais traversé par la R.D n° 58. Cette petite route départementale part du plateau des Mazades, plateau qui hésite à envoyer ses eaux à la Ménaurie ou, par des épanchements très intermittents empruntant des fossés, au Dropt,. La route va rejoindre Prats-du–Périgord. Une autre petite source, très intermittente celle-là, sur les hauteurs de Foncave, à 233 m d'altitude, dame le pion de l'écoulement majeur

 

La Ménaurie  s'étire sur 8 km pour être emportée par la Lémance  sa suzeraine qui à la confluence a déjà, depuis Prats, une dizaine de kilomètres de cours. En géographie on a admis le principe général, il connait bien des exceptions dont celle de la Dordogne, de l'Oise, ou du Mississipi *, que le cours d'eau le plus long soit en quelque sorte le dénominateur, petite licence lexicographique.

 

* La Dordogne à sa confluence avec le Chavanon à Bort-les-Orgues est plus courte de 15 km que son adjacent plus faible en débit, l'Oise est également plus courte, à Hirson, que le Gland et enfin, tout le monde sait, que les sources du Missouri ont été découvertes après celles du Mississipi.

 

La Ménaurie donc timide affluent de la Lémance taille son sillon entre les reliefs mazeyrollais boisés de Foncave, des Arrestats, des Crouzets et de Chante Merle, au microtoponyme qui ne veut peut-être pas dire ce que l'on croit. Après ses 3 km mazeyrollais où la Ménaurie actionna le Moulin du But et celui du Greffier le cours d'eau part irriguer pour ses 5 derniers kilomètres Saint Cernin-de-L'Herm**.  Elle était, à l'ère meunière la force vive du Moulin de Laporte, du Verdon et, bien sûr, de celui de Saint Cernin. Les Coustals et le Terme du Bos sont ses collines gardiennes de son sillon.

La Ménaurie, comme le Nil, impose son écoulement en ne recevant pratiquement pas d'adjuvants si ce n'est une demi douzaines de sources. Son fragile affluent, de 3 200 m, la Jasse la rejoint au bourg saint cerninois.

La Ménaurie négocie sa reddition, alt 151 m, au lieudit, aujourd'hui dénommé La Gare. Là se rencontrent les entités de Saint Cernin, Loubéjac et Lavaur.  

 

** Quelques mots sur Saint Cernin-de-l'Herm.

 

Laissons Marine Gasc nous donner l'histoire de Saint Sernin qui, très probablement, a essaimé un peu partout pour donner les Saint Cernin et Saint Sernin.

https://www.boudulemag.com/2018/04/histoire-saint-sernin-le-martyr-toulousain/

 

Le blog retiendra, plutôt, le côté interrogatif de l'Herm. On trouve, aussi, des Herm un peu partout dont le château de l'Herm où s'invita, dans l'imagerie populaire, le mythique Jacquou le Croquant, sorti de la fertile imagination du romancier Eugène Le Roy. A priori, seul Saint Cernin-de-l'Herm a pris cette épithète dans son toponyme.

L'herm, dans les terres occitanes, est une terre ingrate, une terre de friches ou de taillis. N'oublions pas que la friche et le taillis jouent un rôle important dans l'écologie.

 

 

image000000

 

La confluence de la Ménaurie et  de la Jasse.

Photo © Sylvie Borie

 

 

image000000001

 

Oui après un quadrimestre bien sec la Ménaurie a résisté au tarissement.

Photo © Sylvie Borie

 

 

image000000002

 

La Ménaurie est bordée par le chemin de fer, ligne Périgueux-Agen, et par la R.D 660, Port-de-Couze / Rostassac, en tronc commun avec la R.D 710, Ribérac-Fumel. 

Photo © Sylvie Borie

 

 



18/10/2022
12 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 263 autres membres