Terre de l'homme

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La nuit du 4 août

 

Les médias, en ce début août, croulent sous une double actualité olympique, avec les jeux d'été au Japon, et sanitaire avec ce terrible fléau de la Covid 19. La presse ne manque pas d'explorer les perspectives présidentielles de l'an prochain... alors, parler de la nuit du 4 août serait sortir du "garde-à-manger", pour le faire réchauffer, un plat bien peu d'actualité.

Il y a deux ans, le Docteur Biraben n'est pas venu rencontrer les personnes pour parler de la Covid 19, elle  n'avait pas encore secoué notre vieille Europe, mais pour dire ce que représentait exactement cette nuit et combien cette fameuse date fut un acte éclairé de privilégiés. Elle fut un renoncement enflammé  qui aurait, parfaitement, par la puissance de sa symbolique, devenir notre référence de fête nationale.

 

 

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J-N Biraben

 

 

Le regard de Jean-Noël Biraben non tourné vers le passé mais vers l'avenir.  

 

Non, le Dr J-Noël Biraben n'est pas un homme du passé... c'est un historien.

 

Tout un symbole. Il est venu le 3 août 2019 dans le cadre des vestiges abbatiaux de l'Abbaye de Fongauffier, abbaye dissoute après 7 siècles de vie active dans le "Nauzérois",  disserter sur cette nuit dite du 4 août. Il semble bien qu'elle fut imprécise, du 3 au 4 ou du 4 au 5 août. Plus de deux siècles après, disons "peu importe".

https://terres-de-nauze.blog4ever.com/cela-se-passait-la-nuit-du-4-aout

 

Abolition des privilèges et des droits seigneuriaux

 

https://terres-de-nauze.blog4ever.com/le-severe-fiasco-du-sentier-de-l-histoire

 

 

Jean-Noël Biraben, aux racines sioraco-belvésoises, tient à l'histoire de Belvès. Il a réalisé tant et tant de travaux pour elle. Il dit cependant, presque à regret, que 2 millénaires belvésois comptent pour peu en estimant la protohistoire de Fongauffier dont le passé, grâce à sa source, remonte au Néolithique.

L'historien, plus près de notre temps, s'est beaucoup intéressé à l'histoire de Waiffer qui, auprès de cette fontaine fongauffiéraine, a failli en ces lieux perdre la vie. Le duc d'Aquitaine indisposait Pépin III, dit le Bref, qui le trouvait trop puissant, plus puissant que lui-même, et insoumis. Il voulait le faire passer de vie à trépas.

Waiffer échappa, pour quelques mois, à cette fin voulue par le père de Charlemagne. Il expira néanmoins, le 2 juin 768, dans des conditions controversées, dans la Forêt de la Double à Eygurandes. Pépin, à Saint Denis, le suivit dans l'au-delà, à l'automne de la même année.

En onomastique, le patronyme de Fongauffier passe pour être l'agglutination de fon, fontaine, et de Gauffier, une dérive de Waiffer. 

 

J-N Biraben

 

Jean-Noël Biraben, photo © Pierre Fabre, fut plus que passionnant. 

 

 

Nuit du 4 août

 

Non, il n'y avait certainement pas la quantité mais, assurément, la qualité. Un comité restreint de passionnés d'histoire, photo © Pierre Fabre.

 

Article publié le 3/8/2021



03/08/2021
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