Assis à table, le président Louis-Napoléon Bonaparte est interloqué par tous les plats servis par Charles de Montalembert, Louis Véron, Pierre-Antoine Berryer et Pierre Jules Baroche : loi Falloux, loi électorale « des Burgraves », loi sur la presse, « Présidence pour 10 ans ». Au premier plan, Adolphe Thiers débouche narquoisement une bouteille de vin blanc. Lithographie de Charles Vernier, planche n° 150 de la série des « Actualités », Le Charivari, 20 juin 1850.
La République, peu soutenue par la bourgeoisie et les cléricaux, manifestement, n'était pas sacramentelle pour la famille Bonaparte. Trois décennies après le départ de son oncle pour Sainte Hélène, Louis-Napoléon Bonaparte ne supporta pas que le plus haut sommet de l'état puisse, par les textes constitutionnels, lui échapper. Dans le droit fil de la famille, un coup d'état put contourner l'obstacle.
Si, en observant le bilan du premier, qui fit un terrible carnage, on a aussi pu remarquer que la France perdit son rang au niveau de langue internationale ; il fila au bénéfice des Anglais. La cession de la Louisiane et l'effacement du périmètre français du Hainaut et de la Wallonie s'inscrivent dans un autre recul. N'oublions pas non plus que dans les "avancées", il y eut, aussi, le rétablissement de l'esclavage. Tout cela peut sembler éloquent pour peu que l'on ait une sympathie fort mesurée pour la plèbe.
Son neveu n'a pas d'aussi brillantes "qualités de service" et d'aucuns lui prêtent même une ouverture vers ce qui, plus tard, deviendra le syndicalisme. Son regrettable affrontement avec la Prusse fit perdre à la France, l'Alsace et La lorraine qui, pendant un demi-siècle, ont dû se germaniser à nouveau et servir de prétexte pour l'ouverture des plus grands drames internationaux de l'histoire.
Un bilan humain qui interpelle*.
Le bilan du premier fut plus que désastreux. Les chiffres trouvés sur la toile sont cependant approximatifs et contestés.
P.F
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* Les dernières études donneraient de 215 000 à 375 000 civils tués sur une population de 12 millions d'habitants, soit de 2,4 à 4,2 % de la population. Ce chiffre serait inférieur aux morts de disette ou d'épidémies qui provoquèrent la mort de 350 000 à 500 000 personnes avant 1808 . (11 déc. 2020)
L'historien autrichien Gaston Bodart a affirmé que l'armée napoléonienne avait eu 371 000 tués au combat et 800 000 morts de maladie ou de froid, principalement lors de la désastreuse campagne de Russie (1812). Au total, plus de 1 100 000 soldats français sont morts.