Le 18 juin à Carvès
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De la butte de Carvès, on n'aperçoit point, cachée par les reliefs forestiers de la Bessède, la bastide de Molières qui, à 25 km de là, ne manque pas d'authenticité. La culture carvésienne, cette année, grâce au génie théâtral porté par Martin Bortolin et sa compagne Marine Puech, ne pouvait laisser passer le cap de quatre siècles d'animations scéniques du grand dramaturge que fut Molière.
Martin et Marine, dans la présentation liminaire de la soirée, ont su introduire de magnifiques saillies humoristiques. Cela ne les empêcha pas d'être sérieux pour décrire l'équipée de Molière qui ne songea point à devenir tapissier comme son géniteur et qui s'effondra très peu de temps après sa quatrième représentation du Malade imaginaire, chez lui, et non sur scène comme beaucoup l'affirment faussement.
Que dire de Molière qui impose le respect et l'admiration.
Tant de choses puisées dans son œuvre viennent à l'esprit, que c'est dans sa devise que l'on découvre son génie : La comédie a deux fonctions, plaire et moraliser. La devise de la comédie est d'ailleurs reprise au XVIIe siècle : castigat ridendo mores, soit " corriger les mœurs par le rire ".
Molière a repris l'antique adage de la comédie : Castigat ridendo mores, dans sa préface du Tartuffe.
La soirée du 18 juin fut une belle promenade littéraire. Le public fut comblé. La vie de Molière riche et compliquée, fut abordée mais de grands moments, adaptés par Martin et Marine, ont beaucoup amusé. La stupidité de certains personnages grotesques à l'envi, fut naturellement du spectacle, avec un sommet pour Monsieur de Pourceaugnac. Ce 18 juin, les Z'Igolos, les plus jeunes, ont constitué un tribunal pour juger Molière. Fort heureusement, il fut acquitté. Là, la fraîcheur de ces très jeunes acteurs préadolescents mérita une belle salve d'applaudissements.
Merci à toutes et à tous avec la mention spéciale d'excellence décernée à Martin et à Marine. Carvès leur doit beaucoup pour son rayonnement culturel. Les artistes en herbe sauront, leur vie durant, se rappeler de ces heures merveilleuses de travail et de joie communicative qu'ils ont su passer pour le plaisir partagé de leur public et d'eux-mêmes.
Si Molière, par un artifice quelconque, avait pu voir les Z'Igolos, certainement, il aurait été fier d'eux.
Le public. Environ 200 personnes sont venues là, soutenir la vie culturelle et les Z'Igolos.
Molière au centre
Molière s'est souvent plu à tourner en dérision la médecine charlatane.
Tout finit bien pour la jeune et belle Julie. Elle ne finira pas dans le lit de ce grotesque avocat limougeaud.
Médecin malgré lui
Au tribunal, Molière fut acquitté.
Il va falloir tirer le rideau.
Photos © Pierre-Bernard Fabre
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