Terre de l'homme

Terre de l'homme

Le cercle rugbystique belvésois à nouveau endeuillé.

 

 

L'écrit de ce jour va s'écarter de la routine d'un bassin de vie. Ce billet, je vais le consacrer non pas à un copain, un condisciple, ou un compagnon d'enfance, mais à un ami que j'ai toujours connu car nous étions voisins... presque à portée de voix.

 

Année 53

 

Sur cette image scolaire, de 1953, Alain Petit est le troisième en partant de la gauche au second rang. Il est entouré d'un cadet, aujourd'hui décédé, Fernand Lafon, celui-ci est le second de la rangée, et de Jack Carrière avec qui il entretint de solides liens de jeunesse.

 

C'est tout naturellement sur le chemin de l'école qu'Alain et moi-même avons eu bien des échanges. Ces premières découvertes étaient l'observation de la faune et de la flore qui nous entouraient. Un tout petit détail me vient à l'esprit. Alain se plaisait à m'expliquer les différences qu'il maîtrisait parfaitement entre les lièvres et les lapins de garenne.

 

https://www.youtube.com/watch?v=bTYApkseLAQ

 

 

 

Alain Petit naquit, donc, le 19 février 1946, à Pinsac, écart des hauteurs sagelacoises qui séparent  les sillons de la Nauze et du Valech.

 

Il nous a discrètement quittés, à Belvès, la nuit du 9 au 10 octobre. Alain était donc mon cadet d'un an et quelques jours. Nous avons connu une période d'adolescence où l'on collectait les œufs, la nuit printanière ouvrant le mois de mai et où l'on concevait les rêves les plus fous d'une ascension sociale. Il fut en pleine adolescence, en 1961, un personnage de théâtre amateur au sein de la Troupe de Sagelat.

 

Il devança d'un an, l'appel pour les servitudes militaires, de manière à amorcer au plus tôt son cursus professionnel. Il effectua de brèves périodes d'intérim à la distribution postale à Belvès puis il partit en région parisienne pour son premier emploi pérenne aux P.T.T. Après avoir acquis de solides connaissances en micro-informatique, il évolua dans l'entreprise en optant pour les télécommunications. Son cheminement professionnel l'a conduit au bord de la Méditerranée. Il me rendit une sympathique et amicale visite dans la ville d'André Masséna et de François Malaussena, qui me fit bien plaisir.

Alain était un passionné de rugby. Son attachement indéfectible à ce sport d'équipe le fit vibrer, sa vie durant, pour les grandes heures rugbystiques internationales mais aussi pour les modestes mais audacieux Sangliers belvésois qui, au printemps de 1962, devinrent champions de France dans leur catégorie.

 

 

Image de fin d'été de 1962. Alain est à droite.,

 

Alain quitta le couloir "nauzérois" pour celui de la Couze, en épousant le 9 août 1969, Danielle Delfour, une Bouillacoise.

Alain aimait son hameau natal, au point d'y passer avec discernement pour ne pas remuer dans son subconscient, tant de souvenirs affectifs qu'il entendait garder comme un jardin secret.

 

Nous serons nombreux, probablement très nombreux, ce jeudi 13 octobre, à 16 heures, à Bouillac, pour entourer Danielle, Laure, Louna et la famille endeuillée lors de la sépulture.

 

Pierre Fabre

 



11/10/2022
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