Terre de l'homme

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Un voeu pieux... mais fermement républicain

Nos braves sapeurs-pompiers qui, toujours en binôme, viennent présenter leur calendrier aux citoyens de leur secteur d'action et les facteurs qui, une fois l'an, en n'hésitant pas à prendre sur leur temps privé, un petit moment pour aller à la rencontre humaine de leurs mandants, ont, en principe, fini en janvier, d'apporter un peu de chaleur humaine hivernale dans les foyers. Avec le Covid, ces passages ont dû, hélas, être plus compliqués.

 

Profitant de cette occurrence annuelle, qu'il soit permis de revenir sur une forme calendaire qui est seulement entretenue par des nostalgiques, ringards à l'envi, d'un schéma qui fut bien éphémère.

 

 

Calendrier républicain An II

 

En 1793, un fragile vent républicain secoua notre pays, dont certains, avec un ardent enthousiasme, croyaient avoir enfin clos l'embasement monarchiste de notre pays. Une terrible ambition traîtresse, d'un monstre d'orgueil, sacrifia notre Première République, un certain 18 Brumaire. Le même personnage trouva insupportable que le calendrier soit révolutionnaire ou républicain. C'était, pour lui, parfaitement logique. Il préféra en reniant la République, distribuer des couronnes à ses feudataires vassaux. Ce tribun s'appuya sur les difficultés que le peuple éprouvait en face de ce nouvel outil de mesure du temps. Les foires de Sainte Catherine, très vivaces dans la plèbe, ne furent jamais, dans les esprits, celles de Quintidi de Frimaire, fête du cochon. Nos ancêtres continuaient d'aller à Saint Laurent et n'ont, probablement, que très rarement dit qu'ils allaient à Mont Laurent.

 

Pensons au grand mal que nous avons eu pour quitter le franc et passer à l'euro.

 

La République, hélas, trois fois hélas, a terriblement souffert du vent insupportable de la Terreur...

 

et pourtant que la République est belle... comment peut-on imaginer, en voyant reculer le jour, que l'automne à l'équinoxe vient d'arriver.

 

 

Le calendrier républicain commence le jour de l'équinoxe, date égalisatrice de la lumière du jour et de la pause nocturne.

 

Les noms des douze mois de l’année sont réinventés par le poète audois Philippe Fabre, dit Fabre d’Églantine, à partir de racines françaises, latines et grecques, augmentées d’une finale caractéristique de chaque saison : VendémiaireBrumaireFrimaire pour l’automne ; NivôsePluviôseVentôse pour l’hiver ; GerminalFloréal, Prairial pour le printemps ; MessidorThermidorFructidor pour l’été.

 

 

Je voudrais soutenir un voeu, certes fort pieux mais le plus fermement républicain, que les éditeurs de calendriers présentent sous la forme qui leur reste à définir, le calendrier du facteur, celui des pompiers ou tout autre, sous la double formule. La formule grégorienne, côté cour, et la forme républicaine, côté jardin seraient une forme de complémentarité.

 

Au fait, aujourd'hui 31 janvier 2022, nous sommes à la  Décade II, Duodi de Pluviôse de l'An 230 et nous devrions fêter les brocolis.

 

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Demain : Le pont du Garrit : bientôt un coup de jeune, par Pierre Merlhiot.

Après-demain : Un accident de cheval, par Jacques Lannaud.



31/01/2022
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