Terre de l'homme

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BELVES Village préféré des Français en 2023

 

 

belvès

 

 

 

 

Un contributeur a proposé à Terre de l'Homme d'attirer l'attention de ses lecteurs sur le concours organisé par France 3 et de les inciter à participer au vote pour élire "Le village préféré des Français".

 

Par ailleurs, il suggère aux lecteurs d'apporter leur contribution  au blog afin d' illustrer le  texte qu'il nous a fait parvenir et que nous publions, ici, en photographiant les lieux qui y  sont cités. Il ne s'agit pas d'un concours de photos mais une incitation à la promenade et à la découverte ou redécouverte.

 

Vous pouvez m'adresser vos photos. Cliquez sur catherinemerlhiot@gmail.com

Elles seront publiées sur le blog.

 

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Et si demain, c’était vrai ! après que votre village ait été sélectionné pour représenter la Région Nouvelle Aquitaine.

Quatorze communes ont été sélectionnées, chacune représentant une région.

 

Vous avez jusqu’au 10 Mars pour apporter votre soutien à la vôtre….

 

Pour connaître les modalités de vote et voter, cliquez ICI

 

 

jeu Belvès

 

 

                                                             photo site France 3

 

Le contributeur nous a également fait parvenir un texte dont il est l'auteur et qui est une brève synthèse de l'ouvrage "Histoire de la châtellenie de Belvès" écrite au début du XXème siècle par Albert Vigié, doyen de la faculté de Droit de Montpellier et maire de Belvès de 1896 à 1904.

 

"Jetons un coup d’œil sur le territoire dont Belvès devint la capitale. Cela vous permettra de fixer les éléments dont se composait la population et de déterminer la condition économique du pays de Belvès. A la tête de la châtellenie, l’ Archevêque de Bordeaux, seigneur temporel qui était tenu à foi et hommage vis-à-vis du roi de France, puis du comte de Périgord.
De l’archevêque, relevaient tous ceux qui avaient reçu de lui quelque fief, c’étaient ses vassaux directs. Le seigneur n’avait pas inféodé la totalité de ses domaines, il en avait gardé certaines parties qu’il faisait exploiter directement par ses fermiers. Les vassaux imitèrent le seigneur en retenant dans leurs mains, une portion de la terre qui leur avait été inféodée et en se créant à leur tour des vassaux. Ainsi, dans la châtellenie de Belvès, vont apparaître immédiatement deux genres de propriété, et deux classes de personnes. Les propriétés inféodées à titre de fief sont les terres nobles, les domaines livrés à rente, les terres roturières, les détenteurs des premières étaient les nobles, les détenteurs des autres les roturiers. A Belvès, le seigneur avait permis la formation d’une troisième classe de personnes, les bourgeois, qui jouissaient de privilèges importants. Avec les nobles, ils formaient la classe élevée de la population.
Les nobles portaient les noms de donzels, domicelli, damoiseaux ; outre leurs fiefs à la campagne, ils avaient dans le castrum une maison, même s’ils résidaient sur leurs terres. Dans beaucoup de ces domaines, il y avait un refuge où, au cas de danger, pouvait se réfugier la population rurale.

Dans le territoire de Belvès, Lastours, tour Batpalme, le château de Caraves à Salles, celui de Doissac, le Carlou à Saint Amand, Pech Gaudou, Campagnac à Vielvic, la Bourrelie à Urval, Véziat à Monplaisant étaient les repères de la noblesse. On ne trouve pas dans le territoire de Belvès, une famille ayant exercé une grande prépondérance ; la petite noblesse dominait. Elle a vécu sur ses terres en occupant des situations modestes et paraît, même, avoir perdu sa situation prépondérante et sa fortune avant la révolution. Elle se distinguait peu des propriétaires ruraux ; sous la féodalité, le seigneur avait hérité des droits appartenant au souverain, de là le droit de frapper d’impôts les terres et les gens et d’en percevoir le montant.

La féodalité éveille dans l’esprit de beaucoup de personnes, l’idée d’arbitraire et de pouvoir absolu : l’on est porté à penser que le seigneur avait tous les pouvoirs et qu’il en pouvait user arbitrairement. S’il est vrai que le seigneur puissant pouvait, sur ses vassaux ou ses tenanciers, exagérer ses droits et en abuser, abus et vexations qui expliquent certains soulèvements des populations, notamment celui des croquants pour le Périgord ; tout au moins, faut-il reconnaître que tous les seigneurs n’ont pas été des tyrans et, qu’en particulier, dans la seigneurerie de Belvès, les droits très strictement établis ont été respectés. Il existait entre seigneur et vassal, des contrats de fief «  Les coutumes de Belvès » ne laissent sur ce point, aucun doute. Le seigneur menait à la guerre son vassal ; mais, en sens inverse, il devait le protéger ; dans ses personnes et ses biens, ils étaient liés par des devoirs réciproques.

A cette époque, le sol était très morcelé, ainsi on trouvait :

-Les prairies dans la vallée de la Nauze (la suzeraine comme dirait Pierre Fabre) et de ses affluents

-les vignes du Pech à Saint Pardoux, à Font de Brague, à Tourneguil et à Péchavi

-les jardins du quartier de Moncuq autour de l’église et au quartier de Las Costes, c'est-à-dire autour du château , sur les premières pentes, de même que dans tous les quartiers avoisinant Belvès.
On constate que l’état de la propriété ne s’est guère modifié au fil des temps.
Les bourgeois du XV°
siècle recherchaient, avec la même ardeur qu’on peut le faire, aujourd ‘hui, des pièces de pré, terre, vigne ou jardin dans les quartiers indiqués. Les partages ont entraîné des morcellements, mais la vie active de nos campagnards opère une reconstitution des propriétés.

En 1462, il y eut, après la guerre anglaise, un dénombrement de ceux qui détenaient quelques biens dans la châtellenie de Belvès et, ce, en présence de l’Archevêque de Bordeaux qui séjourna à Belvès, pendant toute cette période.

La liste des tenanciers de cette période, qu’ils soient bourgeois, laboureurs, ouvriers, quelques uns nobles, nous permet de retrouver des noms connus de nos jours. Pierre Miquel, Guiral Delmas, Arnaud Labosta, Guillaume Philliparie, Pierre Delvinhac, Pierre Laveyzia, Peyre De Puechrochi de Sagelat, Arnaud de Gabatz bourgeois, Guillem Delugac laboureur, Jehan Lacroix, Guillaume Vierge, Jean Gouzot, Jehan de Lesvignettes, Helie de Lapares, Agnès Granade, Johannès de Moncuc, Emile Papon, Ramond Vallade, Etienne Brun, Pessote de La Ropie, Jehan Delgous de Larzac, Guillem Veziat, Estienne Guittard, Pierre Fauvel, Archambault de la Pélanque, Jehan Delport, Pasqual de La Flaquière, Guillem Bellanger, Monseigneur Bertrand de Caveys, Hugues de la Garrigue, Giral Vergnolle de Grives, Pierre de Marshillat, Aymar Roset de Larzac, Jehan Delvalat, dit des Pratz laboureur, Girault Leonard charpentier, Jehan Ayrault, Bernard et Girard de la Barde ( frères)

Tous ces vassaux payaient des rentes aux seigneurs Peyre de Paleyrac, Anthoine de la Motchia ( La Moissie) Ramond de Limeyrac, Pierre de Bosredon, Jehan de Casnac , aux d’Abzac, et aux consuls de Belvès. Parmi les seigneurs ecclésiastiques, il y avait l’abbaye de Cadouin, celle de Fongauffier, les frères prêcheurs de Belvès et les prieurs de Belvès, St Avit, Saint Amand, Urval, Sagelat, Monplaisant ,Castelnau, Saint Cyprien Tous les seigneurs laïcs avaient une demeure dans le castrum ou en ville, rue Malbec ou place peyrinhac.

Cette liste n’est pas complète, elle provient des archives de la Gironde. Souvenez-vous d’un commentaire dans ce blog, après le décès de François Roussely ; l’intervenant disait « nous qui sommes de vrais belvésois… » ceux qui trouvent leur patronyme dans cette liste, peuvent le dire !!!! Ce n’était pas pour autant son cas sans vouloir lui enlever ses qualités d’authentique belvésois. Quelles sont les qualités requises pour être un Belvésois ? Voici un beau sujet de contribution.

 

Pour en revenir à 1462, les nobles détenaient des fiefs importants, mais la plus grande partie du territoire était déjà aux mains de ceux qui, par eux-mêmes, en assuraient la culture. Ces paysans, descendants des anciens serfs, étaient complètement libres et n’étaient frappés d’aucuns de ces droits que l' on trouvait ailleurs et qui auraient pu leur rappeler leur condition antérieure. Ils payaient des redevances auxquelles ils s’étaient librement soumis.

A côté de toutes les parcelles, les domaines les plus importants étaient Pech Gaudou qui est resté à la famille De Commarque jusqu’à la Révolution, Campagnac Vielvic , la terre de Doissac à la famille des Vivans et le Carlou Saint Amand. 

La restriction des droits appartenant au seigneur dans la châtellenie de Belvès permet de constater que l’on ne rencontre, ici, aucun de ces droits féodaux si gênants et fréquents : l’obligation pour les vassaux et tenanciers de faire cuire le pain au four du seigneur ; à Belvès, tout le monde pouvait avoir son four ou son moulin sans aucune restriction et les moulins étaient fort nombreux dans la vallée de la Nauze : 33, je crois, a rappelé Pierre Fabre, à propos de la route des Moulins.

 

Avant d’apporter votre suffrage pour faire du Pays de Belvès, un territoire préféré des Français, vous vous serez de nouveau rappelés qu’ici, c’était un îlot avec une liberté respectée où la population n’eut pas à souffrir de la féodalité ; chacun, par son travail, pouvait acquérir terre et fortune. De grands hommes politiques se sont étonnés du calme avec lequel la Révolution fut acceptée ici.

 

Votez et faites voter pour ce « Plus Beau Village de France » qui a toutes les raisons d’être le préféré.

 

Le contributeur 

 



03/03/2023
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