Terre de l'homme

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Le téléphone traditionnel, absorbé par les hobbys de la modernité

 

Pour celles et ceux qui trouvent -et c'est leur droit le plus strict- que le référencement partiel ou plus important à une encyclopédie est insupportable et inadmissible, mieux vaut, pour s'éviter une montée d'adrénaline, que ces personnes détruisent spontanément ce billet. Point n'est besoin d'actionner une vis sans fin de polémiques en commentant ce désaccord.

 

 

La fin des cabines téléphoniques : plus que 2 à Bordeaux

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/bordeaux-metropole/bordeaux/fin-cabines-telephoniques-plus-que-2-bordeaux-436905.html

 

Les cabines téléphoniques sont devenues des liens du passé.

 

Quels sont les premiers porteurs de cette invention qui bouleversa le monde au cours des XIXème et XXème  siècles.

 

 

10 octobre 1853 : premiers essais d'un téléphone par l ...

 

Antonio Méucci

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Charles Bourseul Antonio Méucci Elisha Gray Alexander Graham Bell

 

 

 

Antonio Méucci vit le jour le 13 avril 1808, Borgo San Frediano, Florence, Italie. Il s'est éteint le 8 octobre 1889 à Clifton, New York, État de New York, États-Unis.

 

Charles Bourseul  naquit le 28 avril 1829 à Bruxelles, il décéda le 23 novembre 1912 à Saint-Céré.

 

Elisha Grayinventeur américain, né le 2 août 1835 à Barnesville (Ohio) et mort le 21 janvier 1901 à Newton (Massachusetts).

 

Alexander Graham Bell, né le 3 mars 1847 à Édimbourg en Écosse et mort le 2 août 1922 à Beinn Bhreagh au Canada.

 

 

 

L'invention du téléphone se perd dans l'avant-dernier siècle. Antonio Méucci, entre 1849 et 1870, n'a pas pu, ou n'aurait pas su, mettre en valeur ses travaux et d'autres  se seraient lancés dans cette merveilleuse aventure.

En France, retenons que Charles Bourseul, agent de l'administration des télégraphes, posa le principe du téléphone. Il publia un article dans L'Illustration du 26 août 1854, sous le titre " Transmission électrique de la parole ". Elisha Gray, Le 14 février 1876, communiqua à l'institut américain de la propriété industrielle, une demande de brevet pour une invention concernant « la transmission et la réception électrique de la voix humaine ». Cette invention a progressé au gré des turbulences de dépôts de brevets. Le nom d'Alexander Graham Bell, au regard des juristes de l'histoire, "gravé dans le marbre", est celui qui fut retenu. Le brevet de Bell aurait été examiné, immédiatement, à la demande de son avocat, tandis que celui de Gray ne le fut, lui, que le lendemain. Tous les procès intentés par ce dernier pour faire reconnaître sa paternité, se soldèrent par un avis en sa défaveur, et la paternité officielle de l'invention fut attribuée à Bell.

Source Wikipédia

 

Faut-il dire que l'arrivée du téléphone fut une longue et coûteuse aventure.

 

Avant-guerre, le téléphone était un luxe et seuls les particuliers les plus favorisés étaient reliés. Après la guerre, on commença à trouver quelques abonnés. Dans le milieu rural, c'était toujours un critère d'aisance qui perdura, au moins jusqu'à la fin des années 60. La multiplication des abonnés s'envola à la charnière des années 70/80.

Le coût du raccordement était franchement inaccessible pour certains ruraux et devint supportable à cette époque.

Pour certains, avoir le téléphone était presque devenu une ascension sociale.

À la fin du siècle, le téléphone est devenu un élément de la plus élémentaire banalité.  

 

Le téléphone, vecteur incontournable de communication.

 

Au siècle dernier, on ne téléphonait qu'avec un discernement extrême. On appelait le médecin, on avait un impératif  besoin d'un renseignement, on annonçait le décès de la grand-mère à la famille ou le retour d'un fils du service militaire en Afrique du nord.

À partir de 1960, l'usage du téléphone devint banal pour toutes les questions de la vie courante, heure de passage du livreur de la coopérative, renseignement sur le prix d'un produit, etc.

Cette banalité devint de plus en plus "envahissante" car elle autorisa l'arrivée des démarcheurs.

Ce phénomène prit une dimension devenue insupportable pour certains.

 

L'asociabilité, un phénomène qui s'amplifie.

Jadis, dans la ruralité, on aimait voir passer les gens, on se saluait, on échangeait volontiers avec les passants et les promeneurs qui évoluaient sur les chemins ruraux. Depuis ces dernières décennies, le commerce des panneaux propriété privée, passage interdit et autres sont devenus plus que jamais les vigiles de retranchements asociaux.

Le téléphone emboîte le pas à cette asociabilité. L'opérateur a inventé un moyen radical pour verrouiller celle-ci. La liste rouge est venue protéger les abonnés murés dans leurs propriétés privées et, tant pis, si on ne peut joindre X ou Y parce qu'un proche a eu un accident.

Plus fort que le message de rejet qui vous invite à laisser un message, l'imperméabilité de  la liste rouge protège avec tous ses effets pervers.

 

Le téléphone filaire est désormais remplacé par un téléphone un peu plus accessible, à la condition, sine qua non, de connaître le numéro de la personne que vous voulez atteindre.

Le Smartphone, il n'y a pas si longtemps,  bien évidemment, "en jetait". On obtint, par ce moyen moderne, la possibilité d'appeler du chemin forestier où l'on prend la pause lors de son jogging, la petite amie qui est en balade dans les Gorges du Tarn. Point n'est besoin de chercher une introuvable survivante des cabines téléphoniques. Celles-ci, atteintes par le vieillissement et l'obsolescence,  peuvent aller dans les musées. Une mamy peut dire à sa petite-fille " quand ta bisaïeule allait donner la vie à ta grand-mère, c'est de cette cabine que l'on appela la sage-femme ".

 

Une date.

2012 : Le 30 juin, Arrêt définitif du Minitel en France.

 

 

Un petit truc

 

Pour certaines personnes, admettre l'intrusion dans leur ligne téléphonique privée devient insupportable. Il leur faudrait une escouade de standardistes pour repousser les appels parasitaires.  Personnellement, je suppose que ces personnes se retranchent dans un paramètre d'asociabilité... mais cela les regarde.

Pour l'heure, je n'ai pas encore mis de verrou. J'admets, certes volontiers, être dérangé une fois par jour, parfois  un tout petit peu plus. Je veux bien comprendre qu'une cuisinière qui, au moment d'un appel intempestif, prépare un gâteau ou est en recherche de données pour répondre à un dossier, puisse pester mais, selon moi, il n'y a pas de quoi s'irriter outre mesure.

J'ai découvert une protection. Après chaque communication dérangeante, je saisis étoile, ensuite 351 puis à nouveau étoile et dièse et, ensuite, j'appuie sur la touche prise de ligne. L'intrus est, ainsi, définitivement écarté.

 

 

Pierre Fabre


03/02/2023
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