Pour André Brun, c'est le grand départ
PAYS de BELVÈS
André Brun vit le jour, le 3 juin 1931, à Castres-Gironde, gros bourg du Pays de Montesquieu, dans le vignoble des Graves.
Après ses études secondaires, il réussit brillamment au concours d'élève exploitation. Il fut donc de cette jeune génération de l'après-guerre.
C'est à Saint Emilion, dans un autre prestigieux vignoble, qu'il effectue ses premiers pas ferroviaires.
Ses servitudes militaires l'ont conduit sur l'autre rive de la Méditerranée, à Oran. André, après son retour d'Algérie, est affecté à la gare de Belvès. En 1955, il épousa Marthe Brouqui-Grangier. Leur foyer s'enrichit de la naissance de Marie-Laure puis d'Henri. Marthe nous a quittés, le 5 janvier 2016.
À Belvès, il troquera ses étoiles de facteur mixte pour celles de facteur enregistrant avant de glisser, en 1969, un peu vers le sud, à Villefranche-du-Périgord où il accéda aux prérogatives de chef de gare. Dans ce site de voie unique, on travaillait beaucoup avec les forestiers. |
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Villefranche n'était pas bien loin mais, tout de même, André préférait Belvès où il vivait. Il revint, donc, après une escale au Got, au pied du castrum, pour boucler son parcours professionnel. À Belvès, les agents de la gare ont fondé, alors, un informel collectif de "mousquetaires du rail" qui allaient bien au-delà de leurs attributions. Comme ceux d'Alexandre Dumas, ils n'étaient point trois mais quatre à aller amener la billetterie au domicile des clients et à veiller aux échanges avec la clientèle. La hiérarchie et même certains collègues percevaient ces "plus" avec réserve.
André Brun, le 5 août 2014, lors de la Fête médiévale. Photo © Pierre-Bernard Fabre
André était bien autre chose qu'un chef de gare à la retraite. C'était le personnage obligeant qui participait à la vie de la cité. Les jours de marché, il apportait une aide bénévole à un producteur de l'Agenais, tout cela pour garder le lien sociétal qui l'unissait à ses concitoyens.
André a, aussi, accompagné le folklore local en participant à diverses manifestations.
André, toujours dans le bénévolat, fut un auxiliaire précieux pour les visites du castrum et de l'église où il captivait son auditoire.
C'est ce dimanche 13 mars que, paisiblement, il s'échappa.
Nous accompagnerons André, mercredi à 11 h, à Belvès, pour son ultime départ.
André, jusqu'à la cérémonie, repose au funérarium de Belvès. P.F Paoli |
P-B F
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