Terre de l'homme

Terre de l'homme

Un moulin pétrocorien chargé d'histoire

 

 

Terre de l'homme regarde naturellement les vallées de la Dordogne et de la Vézère. Il paraît, cependant, tout à fait naturel de jeter un coup d'œil un peu plus loin. En ne concédant aucun clin d'œil sur la cité où nos ancêtres gallo-romains ont établi un implant incontournable, nous créerions une impasse dommageable sur la ville que les révolutionnaires ont promu à la tête de notre département. Cela serait insolite et quasiment assimilable à un "crime de lèse-majesté".

Terre de l'Homme ne va pas, aujourd'hui, vous parler de Vésone, ni des deux tours pétrocoriennes, ni de la cathédrale Saint Front, ni du site ferroviaire du P.O. Tous ces lieux gardent l'historicité de  la première ville du Périgord.

Grâce aux travaux de Guy Penaud, nous allons jeter un regard rétrospectif sur un moulin qui intrigue les touristes, les passants et les voyageurs des trains qui cherchent leur sortie, ou leur entrée, là tout près. 

Si vous souhaitez vivre au fil de l'eau, guidez votre lecture vers l'Isle, le troisième cours d'eau de la Dordogne. Vous serez captivés par un ouvrage majeur d'Eugène Le Roy, notre fine plume périgordine. Il est à découvrir ou à redécouvrir. Vous remonterez un peu en amont  de Périgueux et vivrez l'épopée meunière d'Hélie Nogaret, meunier républicain de Coulaures. Au Moulin du Frau, ces ruraux, chantres de la nature bucolique, deviennent en quelque sorte de la graine d'éclaireurs des idées nouvelles.

 

N.B : Notre ami le majoral Jean-Claude Dugros a traduit le Moulin du Frau en occitan

 

 

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Ancien moulin du Vigier (XIIIe s) ou de Labatut, ce moulin situé sur la rive droite de l'Isle, près du pont Japhet, face au moulin de Cachepur, avait la particularité de partager une digue en chevron, pointant vers l'amont, avec ce dernier moulin. Au XIIIe s, Hélie Vigier laissa à la Charité une rente sur "'le moulin appelé al Vegier qui est sur l'Isle, près du pont de la Pierre sur la rive droite qui est deves la Cité et deves l'église Saint Tiolaia". G de Balho, au XIIIe s, paya une rente sur ce moulin et P. de Balho, son fils, en 1327, avait une part de ce même moulin  qui es en Leyla. En 1352, Pierre de Lanbatut reconnaissait devoir aux maires et consuls, 40 sous pour raison de son moulin appelé de Vigier. C'est encore sous la dénomination de Labatut qu'il figure dans un texte de 1412. En 1432 et 1433, les quatre roues du moulin furent achetées (à Adémar Cluzel et à Hélie Chapolel) par le marchand Pierre Brochard. Au XIXe s, ce moulin était la propriété de Marc Séguy. Il était encore muni de cinq paires de meules montées à l'ancienne. Lorsque les eaux le permettaient, on pouvait moudre 50 hectolitres de froment par jour.

 

 

Source "Le Grand Livre de Périgueux" Guy Penaud.

 

Il y a des lustres que ce moulin ne mouline plus. Aujourd'hui, ses locaux sont occupés  par le Club de Canoë Kayak de Périgueux.

 

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À gauche le Moulin de Sainte Claire.

 

 



23/03/2021
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