Terre de l'homme

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Une seule santé - "One Health"

Un circuit complexe

 

Comment le changement climatique contribue à l’émergence des coronavirus

 

https://www.la-croix.com/Comment-changement-climatique-contribue-lemergence-coronavirus-2021-02-05-1201139105

 

Une étude publiée vendredi 5 février montre que le changement climatique a favorisé une végétation tropicale arborée dans le sud de la Chine et en conséquence une concentration d’espèces de chauve-souris.

Cette diversité contribue à l’émergence de coronavirus et au passage à l’homme.

  • Audrey Dufour. 

 

 

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zoonose

 

 

 

La pandémie du nom  de « Severe acute respiratory Coronavirus 2 » ou plus simplement COVID19 montre que nous dépendons, très clairement, du milieu dans lequel nous vivons et qu’il existe, à coup sûr, une interdépendance entre l’homme, l’animal et l’environnement et  ce virus SRAS-COV-2 suggère très sérieusement qu’il provient d’une zoonose inconnue par contact avec les animaux.

Le concept « One Health » est apparu au cours des années 2000 et il résulte de cette observation que la santé humaine, la santé animale et la « santé végétale » sont liées et doivent être l’objet d’une grande vigilance et d’une préservation des éco-systèmes.

 Derrière tout cela, se cache un véritable appel à une communauté de travail entre médecins, vétérinaires et ingénieurs-agronomes afin de définir, comprendre et gérer les dangers sanitaires qui peuvent affecter les hommes et les animaux sauvages et domestiques, définir des stratégies et les moyens à mettre en œuvre.

Il est d’autant plus urgent de s’en préoccuper que s’aggrave le réchauffement climatique et la pollution favorisant l’émergence de virus et germes jusque-là inconnus.

 Déjà, la lutte a été engagée contre certaines zoonoses ou parasitoses. Ainsi, médecins et vétérinaires ont collaboré pour lutter contre la tuberculose et la rage mais aussi, plus récemment, contre la grippe aviaire zoonotique H5N1.

L’usage des antibiotiques a été particulièrement abusif puisque, à une certaine époque pas si lointaine, on les ajoutait à l’alimentation animale domestique et que ces pratiques ont entraîné, à la longue, une antibiorésistance préjudiciable pour la santé humaine favorisant l’apparition de souches microbiennes redoutables, entraînant des complications nosocomiales chez des patients déjà diminués par d’autres pathologies. Suite à la prise de conscience de ces pratiques dommageables pour l’homme, des efforts ont été faits dans l’usage des antibiotiques et la diminution de leur emploi.

Ceci pour dire que nos sociétés sont directement concernées par ces fléaux qui risquent de s’aggraver si l’on n’ anticipe pas pour les maîtriser : il est impératif de se préoccuper des contacts entre l’homme et la faune animale notamment la faune sauvage car ce sont des vecteurs d’agents pathogènes et les contacts favorisent leur transmission à l’espèce humaine en franchissant  cette barrière d’espèce qui est moins étanche qu’on ne le croit.

 Les marchés d’animaux sauvages, comme on le voit en Chine par exemple, sans règles d’hygiène, sont des lieux propices à ces contaminations de même que la vente de viande provenant des abattages de ces animaux. Le problème est loin d’être résolu : comment faire confiance à un pays qui ne joue pas la transparence et fait obstacle aux enquêtes internationales.

La déforestation, telle qu’on la voit pratiquer au Brésil, est une plaie inacceptable pour la planète : de telles pratiques sont à bannir car leurs conséquences sur le climat ne sont pas des moindres et  favorisent, aussi, la transmission de virus ou autres germes inconnus.

Une collaboration entre scientifiques des hémisphères Nord et Sud s’avère de plus en plus nécessaire : une aide et des moyens sont à apporter à certains pays pour se défendre  et maîtriser ces nouvelles zoonoses qui pointent à l’horizon. Les ravages qu’entraînent de tels fléaux, sont porteurs de destructions massives et mettent en danger notre civilisation.

La recherche scientifique et médicale doit être priorisée.

Notre pays est l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire dans la gestion d’une telle pandémie. Ne pas investir dans la recherche conduit à des retards difficiles à rattraper au détriment de tous. On nous regarde avec un air goguenard alors que nous avons les compétences et les scientifiques de haut niveau et que des start-up bio-tech purement françaises sont financées par des capitaux étrangers et à leur profit.

Mais, nous menons des guerres d’un autre siècle où nous nous épuisons ! et finançons  un impérialisme  désuet !

 

 

Jacques Lannaud                                                                                                                               



08/02/2021
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